Comment calculer les coûts d’une rénovation de maison : la meilleure méthode

Lorsqu’une rénovation s’impose, la première question qui se pose est celle des coûts. En effet, il n’est pas toujours facile d’estimer de manière réaliste l’investissement nécessaire. Alors que les coûts des matériaux sont relativement faciles à calculer, les coûts salariaux des artisans ou les éventuels frais annexes sont plus difficiles à évaluer. Il est toutefois important d’estimer les coûts de rénovation de manière réaliste afin de planifier correctement les besoins financiers et de disposer d’une orientation pour la demande d’offres correspondantes.

Tenir compte des coûts supplémentaires lors de la planification financière

Toute personne souhaitant acheter une maison ou un appartement doit être consciente qu’elle devra faire face à des frais d’entretien supplémentaires à l’avenir. Il ne suffit donc pas de rembourser le crédit. Le moment où une telle rénovation s’impose et son ampleur dépendent fortement de l’âge ainsi que de l’état du bâtiment concerné. Il se peut qu’une rénovation de fond soit nécessaire dès l’emménagement. Ou alors, il s’agit d’une nouvelle construction pour laquelle les premières rénovations ne seront probablement nécessaires que dans quelques années ou décennies.

Il faut néanmoins toujours prévoir une marge financière. En effet, même dans les nouvelles constructions, des dégâts des eaux, des défauts de construction ou d’autres coûts supplémentaires peuvent survenir. Les personnes qui souhaitent devenir propriétaires d’un bien immobilier et le rénover doivent donc réfléchir dès le départ à la question des finances.

Établir un plan de rénovation

Un plan de rénovation est utile pour le calcul. Il existe en effet des directives générales sur les rénovations à effectuer dans une maison à différents intervalles. Celles-ci peuvent certes varier quelque peu d’un cas à l’autre, mais la liste suivante peut servir de valeur indicative approximative :

  • Rénovation du toit : tous les 20-30 ans
  • Rénovation de la charpente : tous les 50 ans
  • Isolation extérieure : tous les 30 ans
  • Isolation intérieure : tous les 20-30 ans
  • Rénover le crépi de façade : tous les 20 ans
  • Renouveler les fenêtres, les portes et les volets : tous les 20-30 ans
  • Renouveler l’électricité : tous les 20-30 ans
  • Renouveler le chauffage : tous les 15-20 ans
  • Renouveler les tuyaux d’eau : tous les 20-25 ans
  • Rénover la salle de bain : tous les 15-20 ans
  • Rénover la cuisine : tous les 15-20 ans
  • Renouveler le papier peint : tous les 3-10 ans
  • Peindre les murs : tous les 5-10 ans
  • Poser un parquet : tous les 30-40 ans
  • Remplacer les appareils électriques : tous les 10-15 ans.

La première étape pour évaluer de manière réaliste les coûts de rénovation consiste donc à établir un calendrier des rénovations à effectuer dans les années à venir. Comme nous l’avons déjà mentionné, le moment et l’ampleur des mesures à prendre dépendent toujours du cas particulier. Lors de l’établissement d’un plan de rénovation, il faut donc toujours tenir compte des conditions individuelles sur place. Il est peut-être judicieux, par exemple, de combiner l’installation d’une nouvelle cuisine avec une nouvelle installation électrique, alors que la rénovation du toit ne nécessite qu’une nouvelle toiture, car la charpente est encore en bon état. En cas de doute, il vaut la peine de demander l’avis professionnel d’un artisan.

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Constituer des réserves financières

Il ne faut donc jamais sous-estimer les coûts d’entretien d’un logement en propriété. Sinon, les coûts supplémentaires pourraient faire exploser la planification financière et, dans le pire des cas, conduire à ce que les crédits correspondants ne puissent plus être remboursés. C’est pourquoi il faut prévoir dès le départ une marge financière, c’est-à-dire que les dépenses mensuelles pour le remboursement du crédit, par exemple, ne doivent pas être si élevées qu’il ne soit plus possible de constituer des réserves. Au lieu de cela, il est judicieux de verser chaque mois un montant fixe sur un compte spécial qui a été créé pour les rénovations à venir.

Le montant de ces réserves dépend également de chaque cas. En principe, plus il y en a, mieux c’est ! Il convient donc tout d’abord de déterminer l’ampleur des besoins financiers et la marge de manœuvre dont dispose le ménage, c’est-à-dire la somme qu’il peut mettre de côté chaque mois.

Faire le bilan des coûts

Les besoins financiers peuvent être estimés grossièrement sur la base du plan de rénovation. En effet, des valeurs empiriques sont également disponibles à titre indicatif :

  • Rénovation du toit : 160 € par mètre carré
  • Rénovation de la charpente : à partir de 10.000 €.
  • Isolation extérieure : 210 € par mètre carré
  • Isolation intérieure : 60-100 € par mètre carré
  • Rénover le crépi de façade : 60 € par mètre carré
  • Renouveler les fenêtres, les portes et les volets : 300-1.000 € par pièce plus la pose
  • Rénover l’électricité : 3-5 pour cent de la valeur du bien immobilier
  • Renouveler le chauffage : à partir de 12.000 €.
  • Remplacer les tuyaux d’eau : 25 € par mètre
  • Rénover la salle de bain : à partir de 3.000 € par mètre carré
  • Rénover la cuisine : à partir de 5.000 €.
  • Refaire le papier peint : 15 € par mètre carré
  • Peindre les murs : 10 € par mètre carré
  • Poser du parquet : 70 € par mètre carré
  • Remplacer les appareils électriques : à partir de 250 € par appareil.

Il ne s’agit toutefois que de valeurs indicatives, qui peuvent varier en fonction des matériaux, de la taille du bien immobilier et de l’offre des artisans. Il est donc judicieux de comparer différentes offres et possibilités avant la rénovation. En effet, il existe souvent de grandes différences de prix, comme par exemple pour les matériaux d’isolation.

Les valeurs indicatives indiquées peuvent néanmoins servir à calculer au moins approximativement les coûts d’entretien pour les décennies à venir et à se constituer un matelas financier suffisant à l’aide d’un plan d’épargne.

Calculer les coûts concrets des rénovations

Outre l’entretien pur et simple, il peut parfois être judicieux de procéder à des rénovations, par exemple pour économiser des coûts énergétiques à long terme grâce à des modernisations, ou tout simplement pour aménager les pièces d’habitation selon ses propres goûts. Là encore, il s’agit de décider au cas par cas quelles mesures doivent être mises en œuvre, quand et dans quelle mesure. Pour toutes les rénovations, qu’elles soient nécessaires ou volontaires, il est nécessaire d’effectuer un calcul individuel au préalable. Il permet de clarifier les besoins financiers et de combler les éventuelles lacunes financières, par exemple si des capitaux extérieurs sont nécessaires. La procédure se déroule étape par étape comme suit :

Définir ce qui doit être fait exactement et quel est le résultat final souhaité. Certains critères peuvent rester flexibles, par exemple en ce qui concerne les matériaux ou la période, tandis que d’autres peuvent être définis comme des « must have ». Par exemple, l’évier doit absolument être en pierre naturelle et le mur du fond de la cuisine doit être carrelé – ou quelque chose de similaire.

Une fois que l’on sait à quoi doit ressembler le résultat final et quelles sont les mesures nécessaires pour y parvenir, il est possible d’examiner si des travaux personnels sont possibles. Les bricoleurs expérimentés peuvent prendre en charge de nombreux travaux de rénovation du moins en partie et économiser ainsi les coûts de main-d’œuvre des artisans. Ainsi, seuls les coûts des matériaux sont à payer. La prudence est toutefois de mise pour tous les travaux concernant l’électricité ou l’eau. En règle générale, il n’est pas non plus possible de rénover un toit ou d’isoler une façade soi-même. Il est donc important d’évaluer ses propres capacités de manière réaliste et de faire appel à un professionnel lorsque cela s’avère utile et nécessaire.

La troisième étape consiste à rechercher différentes possibilités parmi les critères variables. Quels sont les avantages et les inconvénients des différents matériaux ? Qu’en est-il des coûts ? Et quel est le meilleur moment pour la rénovation ?

Ensuite, avec ces plans concrets, il est possible de demander et de comparer plusieurs offres d’artisans. Ceux qui sont flexibles en termes de temps peuvent souvent économiser beaucoup d’argent et ont en outre plus de chances de trouver des artisans, comme des peintres, qui ne sont pas encore complets. En effet, les artisans sont devenus une denrée rare en Allemagne.

Une fois que les prestations personnelles, les coûts des matériaux et des artisans sont fixés, la rénovation peut être calculée de manière réaliste. Cependant, il faut toujours prévoir une marge financière, car les coûts peuvent rapidement être plus élevés que prévu. En mettant de côté environ dix pour cent de plus que ce dont vous aurez probablement besoin, vous éviterez de vous retrouver à court d’argent le cas échéant.

Possibilités de financement pour l’entretien

Une fois que l’on a déterminé combien coûtera la rénovation, il est possible de comparer les différentes possibilités de financement. Dans le meilleur des cas, les coûts sont entièrement pris en charge de sa propre poche, c’est-à-dire avec ses économies. Toutefois, si les travaux de rénovation sont inattendus, si leur coût est plus élevé que prévu ou si les réserves financières sont insuffisantes pour une autre raison, il est parfois possible de contracter un crédit.

En fonction des mesures de rénovation, d’assainissement ou de modernisation prévues, des aides peuvent être disponibles. Il vaut donc la peine de tenir compte de ces options dans la planification financière de l’entretien de son propre bien immobilier et d’adapter éventuellement la rénovation prévue en conséquence par exemple, de combiner la rénovation du chauffage avec l’installation d’un système photovoltaïque sur le toit.

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